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5 Idées reçues sur les rêves contredites par la science

Arrête de rêver ! Garde les pieds sur terre ! Ton imagination te joue de mauvais tours… Et si, au contraire de ces phrases toutes faites, les rêves pouvaient nous aider à être plus ancrés et créatifs dans notre quotidien ? Pour que la nuit porte vraiment conseil, encore faut-il se libérer de quelques idées reçues sur les rêves ! En voici 5 que la science des rêves a enfin démontré.

1. Les rêves sont des refuges permettant de fuir la réalité

Plus de 2500 laboratoires dans le monde poursuivent aujourd’hui des recherches sur le sommeil et les rêves. Des universités américaines proposent des formations sur la psychologie des rêves. Grâce à ce récent engouement, les rêves retrouvent progressivement de la considération. Bien plus qu’un simple brassage de multiples signaux électriques reçus par le cerveau, sans intérêt, ils sont aujourd’hui l’objet de multiples études concrètes.

Les rêves sont des phénomènes produits naturellement par notre cerveau, indispensables au maintien de notre équilibre psychique et émotionnel. Une fonction vitale et un mystère qui depuis des siècles, fascinent des hommes politiques, scientifiques, philosophes, psychologues, anthropologues, artistes, religieux, mystiques… Les frontières entre rêve et illusion, folie et génie, possible et impossible semblent défier les méandres des cerveaux même les plus rationnels. Aucun consensus scientifique n’a d’ailleurs été complètement établi concernant la fonction des rêves.

2. On ne peut pas étudier les rêves, car ils sont des récits reposant sur la mémoire et la subjectivité des rêveurs.

Une équipe de chercheurs japonais a élaboré un prototype de machine capable de « décoder les rêves ». Je vous invite à lire cet article pour découvrir comment ces scientifiques ont réussi à traduire le contenu des rêves de plusieurs rêveurs.

3. Les rêves sont ennuyeux, confus, sans aucun intérêt.

Pour certains, les discussions sur les rêves sont à bannir, car elles sont barbantes, inutiles, inintéressantes. On connaît toujours la fin : le dormeur se réveille et enchaine sa journée comme s’il ne s’était rien passé. Toute l’histoire n’est que le pur produit de son imagination, il n’y a aucun réel enjeu dans les péripéties visualisées, aucune logique, ni cohérence. Mauvaises histoires, on ne peut pas s’identifier au rêveur comme on le fait pour l’acteur principal d’un film ou le héros d’un roman.

Pourtant, les rêves, vénérés dans l’Antiquité, ont inspiré médecins, artistes et inventeurs depuis les débuts de l’humanité. Des psychanalystes et thérapeutes les utilisent au quotidien pour accompagner leurs patients. Un nombre grandissant de personnes partagent régulièrement leurs rêves dans des groupes d’analyses de rêve, des forums ou sur les réseaux sociaux.

4. Les rêves n’ont aucun sens ni rapport avec la réalité quotidienne.

Il est souvent évoqué le fait que les rêves sont bizarres, étranges, incompréhensibles et déconnectés de notre vie quotidienne. Une étude menée par le psychologue Frederick Snyder dans le laboratoire de Brooklin a démontré au contraire que les rêves donnaient « une réplique remarquablement fidèle à la réalité ». Parmi l’analyse de plus de six cents récits de rêves, 38 % se situaient dans des lieux réels fréquentés par le rêveur et 43 % dans des endroits qui lui évoquaient ces lieux. Seulement 5 % étaient qualifiés d’exotiques et moins de 1 % fantastiques. En ce qui concerne leur cohérence, Sneider analysa que plus de la moitié étaient dépourvus d’éléments incongrus et jusqu’à 9 rêves sur 10 pouvaient passer pour le récit crédible d’un ou plusieurs évènements de la vie quotidienne.

5. Les personnes créatives rêvent plus que les autres

Tout le monde rêve. Mais certains s’en souviennent davantage et font des récits plus détaillés. Réveillées dans une phase de sommeil paradoxal, 95 % des femmes contre 80 % des hommes se souviennent de ce dont ils étaient en train de rêver. Il semblerait que la capacité à produire et se souvenir de ses rêves diminue avec l’âge.

Durant les années 1990, un médecin du nom de James Pagel mena une étude sur la place du rêve dans la vie quotidienne des créatifs professionnels (scénaristes, acteurs, réalisateurs). Il en ressortit qu’ils se rappelaient près de 2 fois plus fréquemment de leurs rêves que le reste de la population et les utilisaient dans leur travail « tout le temps ».

Pagel s’intéressa également aux personnes qui déclaraient ne jamais rêver. La plupart de ceux qu’il recruta s’étonnaient d’être capables de raconter un rêve quand on les réveillait au bon moment ou de retrouver le souvenir d’un rêve de leur enfance quand on les interrogeait. La seule particularité qui caractérisait les irréductibles qui n’arrivaient jamais à se souvenir de leurs rêves était qu’ils ne pratiquaient aucune activité créative dans leur vie quotidienne : bricolage, art, musique, sport…

« Je pense que l’une des raisons majeures pour lesquelles nous faisons des rêves est leur utilité créative. La créativité et l’une des caractéristiques de survie primaire de notre espèce ».

James Pagel

Si vous avez vous-mêmes constaté ou hérité d’idées toutes faites sur les rêves, je vous serai reconnaissante de les poster ci-dessous. Elles sont les bienvenues pour mes futures recherches et tentatives de rendre aux rêves la place qu’ils méritent ! En attendant, faites de beaux rêves !

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